Yuga Labs solde son procès NFT Bored Ape

Yuga Labs jette l'éponge sur sa vendetta Bored Ape. Deux ans de feuilleton judiciaire, des millions en frais d'avocats, et paf — réglé, sans procès, termes confidentiels.

Yuga Labs cède du terrain : les copieurs de Bored Ape s'en tirent à bon compte dans un accord discret — theAIcatchup

Key Takeaways

  • Yuga Labs a soldé son procès NFT Bored Ape de deux ans contre les créateurs de RR/BAYC, évitant le procès.
  • La cour d'appel a annulé la victoire de 9 M$, renvoyant la question de la confusion des acheteurs au jury.
  • L'accord interdit l'usage des marques mais met en lumière les faiblesses IP des NFT en pleine crise du marché.

Avocats qui brassent des papiers dans un tribunal fédéral californien étouffant. Yuga Labs signe la paix avec les copieurs de Bored Ape.

Le procès NFT Bored Ape de Yuga Labs ? Fini. Kaput. Après deux ans à traîner cette galère devant les tribunaux, ils ont trouvé un accord avec l’artiste Ryder Ripps et son acolyte Jeremy Cahen. Pas de procès. Pas de spectacle pyrotechnique. Juste un dépôt discret qui interdit au duo de toucher aux marques de Yuga à vie. Les termes ? Scellés plus serré qu’un coffre-fort.

Le fond de l’affaire, c’est que ce combat ne portait pas seulement sur des singes pixelisés. C’était les royalties NFT contre l’équipe de la satire. Ripps et Cahen ont lancé RR/BAYC, une collection qui recyclait pur et dur les images du Bored Ape Yacht Club. Yuga a hurlé à l’atteinte aux marques — les acheteurs se sont fait avoir, ont-ils clamé, déboursant des millions. Les accusés ? « C’est de la parodie, bande d’idiots. » En pointant du doigt les supposés liens d’extrême droite de BAYC ou n’importe quelle théorie conspi du moment.

Première victoire pour Yuga, revirement spectaculaire

La juge avait d’abord donné raison à Yuga. Boum — près de 9 millions de dollars de dommages et frais. Belle balade triomphale pour les seigneurs des singes. Mais attends. La cour d’appel ? Non. Renversé. Il faut un jury pour trancher si les acheteurs ont vraiment été menés en bateau. Imaginez : des NFT bros à la barre, avouant avoir acheté des faux en pensant à du vrai ? Inestimable.

Yuga aurait pu tenter le coup. Le procès aurait pu les blanchir, écraser les copieurs en public. Au lieu de ça ? Accord. Ça sent la peur. Ou l’épuisement. (Ou les deux — les prix planchers NFT s’effondrent, qui a besoin de plus de mauvaise pub ?)

L’accord leur interdit d’utiliser les marques et images de Yuga, selon un dépôt au tribunal fédéral de Californie.

La version officielle. Fade comme du gruau rassis. Mais lisez entre les lignes : Yuga qui cille en premier signale une faiblesse dans le monde NFT post-hype.

RR/BAYC, satire ou vol pur et simple ?

Ripps l’appelait de l’art. Un doigt d’honneur aux vibes sectaires de BAYC. Recycler des images ? Usage loyal, les amis. Les tribunaux ont déjà cogité là-dessus — pensez aux boîtes de soupe d’Andy Warhol qui pillaient les photographes. La Cour suprême a fini par dire non ; la parodie commerciale a ses limites. Yuga misait sur ce précédent. Pari raté, en partie.

Mais voilà mon avis perso bien senti, que la couverture d’origine rate : ça rappelle les guerres de fanzines punk des années 80. Des groupes comme Dead Kennedys qui collaient des logos corporate sur leurs albums pour se moquer. Les labels attaquaient. Les satiristes gagnaient la moitié du temps. Les NFT ? Même combat, version digitale. Les singes de Yuga n’ont jamais été de la haute couture artistique — juste des avatars pour crypto-chads. Les traiter comme du IP Disney ? Un excès risible.

Bref : la satire remporte un round. Copieurs de partout, prenez-en de la graine.

Pourquoi Yuga Labs a craqué maintenant ?

Le marché est mort, voilà pourquoi. Les singes BAYC qui valaient des millions en 2021 ? Le prix plancher fait rire. Yuga crame du cash en procès pendant que les holders désertent. L’accord sauve la face — pas de jury pour exposer l’ignorance crasse des acheteurs.

Et le storytelling PR ? Muet. Pas de tempête de tweets victorieux. Juste un dépôt. Ça dit tout.

Cela ouvre-t-il les vannes aux rip-offs NFT ?

Carrément oui. Ou peut-être pas. À voir. Victoire nette pour la parodie ? Presque. Mais les marques sont intouchables maintenant pour ces deux-là. Les autres ? Au jury — littéralement, s’ils insistent.

Prédiction audacieuse : plus de procès à venir. Pas de Yuga — leur trésorerie s’épuise. De petits projets désespérés de protéger leurs pixels. Les rêves IP NFT ? Ils s’effritent plus vite qu’un JPEG sous la pluie.

Regardez.

Marcus Rivera
Written by

Tech journalist covering AI business and enterprise adoption. 10 years in B2B media.

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Originally reported by CoinDesk