Mains moites dans un salon mal éclairé, les économies d’une vie qui partent en fumée quand une promesse de ‘rendement garanti x10’ sur Telegram vire au fiasco.
C’est la scène qui se répète partout aux États-Unis. Le dernier rapport du Internet Crime Complaint Center du FBI – publié lundi – met les choses au clair : les Américains ont perdu plus de 11 milliards de dollars en arnaques crypto en 2025. Oui, vous avez bien lu. Onze milliards. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg dans une année où les plaintes pour cybercriminalité ont dépassé le million, avec 21 milliards de dollars de pertes au total.
Les arnaques crypto.
Elles ne sont pas juste ‘parmi les plus coûteuses’, comme le dit le FBI – c’est une vraie peste. 181 565 plaintes liées aux combines crypto et IA. Les fraudes aux investissements arrivent en tête, avec des victimes plumées bien plus sur des pièces numériques que sur du cash ou des cartes-cadeaux. Même les gosses ne sont pas épargnés : 10 % des cybercrimes contre les mineurs de moins de 18 ans impliquent de la crypto ou ces distributeurs louches, pour un butin de plus de 5 millions de dollars volés aux plus jeunes et naïfs.
Le FBI indique que les arnaques liées à la cryptomonnaie et à l’IA figurent « parmi les plus coûteuses » pour les Américains en 2025, avec 181 565 plaintes totalisant plus de 11 milliards de dollars.
Pourquoi les arnaques crypto explosent-elles en ce moment ?
Écoutez, ça fait 20 ans que je trimballe dans la tech – de la bulle dot-com aux promesses sans fin de la Web3. Là ? C’est la même vieille entourloupe, boostée par l’attrait clinquant de la blockchain. Les escrocs adorent la crypto parce qu’elle est sans frontières, pseudonyme, irréversible. Vous envoyez vos BTC sur une adresse de portefeuille, pouf – disparus à jamais. Pas de contestation comme avec votre carte bancaire.
Mais voilà mon analyse perso, celle que vous ne trouverez pas dans le communiqué du FBI : ça ressemble aux chambres de compensation d’actions de pacotille des années 90, version numérique. À l’époque, les filous appelaient les veuves pour leur vendre la lune en biotech. Aujourd’hui ? Des schémas de ‘pig butchering’ sur WhatsApp, des alertes SEC bidons sur Tron. Vous vous rappelez le fiasco du jeton Tron ? Le FBI avait alerté en mars sur une pièce scam avec leur logo qui atterrissait dans les portefeuilles, exigeant une ‘vérification AML’ pour débloquer les fonds. Les utilisateurs ont craché leurs données perso – et sans doute les clés de leur royaume crypto. 32 424 plaintes pour usurpation d’identité gouvernementale rien que ça, pour 800 millions de dollars empochés.
Et l’opération Level Up du FBI en 2024 ? Destinée à alerter les victimes en plein scam. Ça n’a rien changé aux chiffres. Mondialement, Chainalysis a compté 154 milliards de dollars vers des adresses illicites l’an dernier – contournement de sanctions et compagnie qui attisent le feu.
Les régulateurs jouent au « whack-a-mole ».
Qui profite vraiment de ce bazar ?
Pas vous, c’est sûr. Pas le Joe moyen qui rêve de Lambos. Les escrocs sur Tron, les réseaux de pig-butchering en Asie du Sud-Est (coucou les propositions de prisons cambodgiennes pour crypto-voleurs). Et soyons francs : certaines exchanges centralisées se gavent de frais juteux sur le chaos, pendant que les VC gonflent des startups ‘compliance’ qui vous facturent pour traquer votre propre vol.
J’ai vu les communiqués lisses des crypto bros qui jurent que ‘l’éducation’ va tout régler. Balivernes. L’anonymat intégré à la tech, c’est la fonctionnalité, pas le bug. Ma prédiction : 2026 verra des task forces du FBI débouler dans les exchanges, mais les scams décentralisés ? Ils zapperont juste de chaîne en chaîne – Solana aujourd’hui, la prochaine demain.
La fraude aux investissements n’est pas nouvelle. Mais la vitesse de la crypto ? Elle transforme une perte de 1 000 dollars en drame plus vite qu’un rencard foireux sur